PARIS-NICE : (Suite)
Après avoir rempli les bidons, nous repartons vers BALBIGNY où nous franchissons la Loire. Devant nous maintenant se dressent les Monts du Lyonnais qu’il va falloir traverser pour rejoindre la vallée du Rhône.
Parvenu à Bellegarde en Forez, je décide pour rejoindre Chazelles sur Lyon de boycotter la N 89 sur notre gauche et de poursuivre sur la D10 puis de prendre un chemin vicinal rejoignant plus haut la D12 menant à ce village avec en plus la possibilité d’avoir le vent de sud est avec nous. Mon camarade de route va méchamment protester contre cette variante qui va nous réduire à pousser à pied notre vélo à deux reprises vu les forts pourcentages de cet itinéraire. La route va s’élever effectivement de près de 300 mètres en 2 kilomètres.
On notera le nom du lieu-dit de ce passage infernal …… qui ne manque pas ici d’humour !
Plus loin, nous nous arrêtons à ST SYMPHORIEN SUR COISE pour admirer sa magnifique église. Construite entre 1407 et 1450 sur les fondations d’un ancien château féodal. La tour du clocher s’élève à plus de 30 mètres. On voit ici très clairement les différentes parties de cette monumentale bâtisse
• à gauche, le mur maçonné en petites pierres de pays est un vestige de l’ancien château du XIème siècle alors que Saint-Symphorien était encore vassal des Comtes du Forez ; Cette bâtisse a servi de prison pendant la Révolution comme en témoignent encore ses fenêtres munies de barreaux.
• Le pied de la tour du clocher constitue ce qui reste de l’église romane des Comtes de Lyon (parvis, porte d’entrée, fenêtres, petites pierres blanches énigmatiques). On peut remarquer des meurtrières qui prouvent que l’église tenait alors lieu de forteresse en cas de conflits.
Enfin, le sommet du clocher, œuvre du Cardinal Girard qui y a gravé ses armoiries, s’harmonise avec la petite porte gothique du collatéral droit .
Un peu plus loin, après une longue mais plaisante montée, nous entrons à SAINTE CATHERINE dont nous atteignons le centre après une longue montée. Nous cherchons à faire tamponner nos cartes de route et un hébergement pour la nuit. Nous échouons chez la coiffeuse locale qui me donne de l’eau fraîche mais qui n’en a plus pour mon collègue et qui surtout ne trouve aucun tampon faisant l’affaire. Le café voisin va nous sauver. A la sortie de Sainte Catherine , nous apercevons dans le bas la vallée du Gier vers laquelle nous nous dirigerons demain matin.
Pour l’heure, il est 18h et nous nous arrêtons à RIVERIE à l’Hôtel
où nous nous retrouvons devant le Ricard du soir comme d’habitude …
JOUR 4 : RIVERIE - BOURDEAUX :
167 kms, 1483 m de dénivelé, météo ensoleillé 17-37°
L’aube se lève sur les monts du Lyonnais. Il est 6h15 et nous sommes déjà sur la route qui est une descente vers RIVES DE GIER.
Après Chateauneuf, il va falloir regrimper 250 m de dénivelé pour rejoindre Condrieu qui nous apparaît ici sur les hauteurs du lieu-dit La Celle.
La vue sur la vallée du Rhône est époustouflante et mérite un gros arrêt.
A CONDRIEU, sur le pont enjambant le Rhône, Gilbert s’arrête et regarde ce puissant fleuve. S’ensuit un itinéraire au milieu d’une noria de camions et de voitures dans la traversée du Péage Roussillon et de roussillon. Le calme revient après avoir quitté la N7.
Plus loin, à CHATEAUNEUF DE GALAURE, l’opération fontaine commence, chaleur oblige.
Vers 12h30, nous parvenons à ROMANS où nous allons nous restaurer. Vers 13h30 , nous repartons et traversons l’Isère. La chaleur est lourde 36° à l’ombre 43° en plein soleil. Le vent de sud de face ne nous fait aucun cadeau. Jusqu’à CREST , nous allons effectuer 40 kms constitués d’arrêts sur les peu nombreux emplacements à l’ombre pour boire et nous raffraîchir. Nous atteignons Crest vers 17h30 et passons 30 minutes à manger riz au lait et compotes fraîches avant de poursuivre vers notre gîte de la nuit. En plein Crest, Gilbert crève , ce sera sa dernière crevaison.
Notre destination est Bourdeaux et nous savons que les 27 kms à venir seront de la montée puisque notre accueil du soir est à 400 m. Toutefois le paysage environnant , les gorges du Roubion sont pour nous un objet de ravissement.
La route monte en longeant un cours d’eau encaissé se faufilant entre les rochers.
Nous arrivons à l’Hôtel vers 19h30 . Une bonne douche, lavage des affaires, étendage et nous nous retrouvons, comme tous les soirs, autour du ….. Ricard !
Et ce soir là nous mangerons aux airs de guitares espagnoles olé !
JOUR 5 : BOURDEAUX - MEZEL :
150 kms, 1822 m de dénivelé, météo ensoleillé 17-38°
Il est encore une fois 6h15 quand nous quittons Bourdeaux. Cette journée s’annonce difficile au début et à la fin. Donc bien répartir nos efforts en fonction des cols à gravir et surtout de la chaleur. La route continue à longer le Roubion et à nous offrir un spectacle intéressant.
Gilbert, plus facile, est parti devant et je le saisis en photo dans la dernière ligne droite menant au col.
Ca y est la première difficulté est gravie et cela se fait dans l’enthousiasme et il en faut.
Parvenus à CONDORCET, nous prenons enfin le petit déjeuner que l’on n’avait pas pu avoir au départ de Bourdeaux. Ce ravitaillement va s’avérer très positif pour la suite des évènements.
Plus loin, nous traversons SAINTE JALLE et nous nous arrêtons devant sa merveilleuse petite église romane du 12ème siècle , Notre Dame de Beauvert
Un peu plus loin, Gilbert fête à sa manière notre arrivée au sommet du deuxième col de la journée : le col de PEYRUERGUE situé à l’altitude de 952 m.
De l’autre côté, la lavande a remplacé l’abricot. Si le spectacle met moins l’eau à la bouche, il n’en est pas moins somptueux visuellement et olfactivement parlant.
Mais un tout petit peu plus loin dans la très longue descente menant vers la vallée de la Durance, nous nous arrêtons aux OMERGUES pour nous restaurer : il est midi trente. Ce lieu m’avait vu m’arrêter après la semaine fédérale de Crest quand je regagnai tranquillement la plaine. Une bonne bière accompagnée d’un aïoli ne pouvaient que nous relancer pour l’après midi. Toutefois en cet instant, la température flirtait avec les 38° et tout en mangeant nous élaborons une stratégie pour aborder la plaine où l’on s’attend à ce qu’il fasse plus chaud.
En allant remplir les bidons à l’intérieur du restaurant, le supporter de l’OM que je suis (voir les comptes-rendus précédents) ne peut rester de marbre face à la décoration du lieu !!!
Vers 13h30, nous repartons et miracle quelques gros nuages voilent un long instant le soleil et la descente nous permet bien entendu d’avancer au plus vite. Toutefois, la chaleur remonte et un arrêt arrosage et repos s’impose à NOYERS SUR JABRON où le lavoir et sa fontaine sont les bienvenus.
Nous parvenons sur la N 85 intensément fréquentée par une noria de voitures et le vent dans le dos à plus de 30 à l’heure, le vent dans le dos, nous avalons les 9 kms nous menant à CHATEAU ARNOUX où nous effectuons une halte compte tenu des difficultés à venir dans l’immédiat. Nous nous attardons sur le château construit entre 1510 et 1530 . Il est construit dans le style Renaissance avec fenêtres à meneaux et gargouilles sur la toiture. Il abrite la Mairie.
Il est 16 heures quand nous repartons.
Nous y échapperons car dans la montée, nous arrivons à notre gîte où la piscine nous tentera mais une courte averse refroidira notre intérêt et nous précipitera comme d’habitude vers un bon Ricard, suivi d’un repas consistant et gastronomique.
Nous montons avec régularité la première difficulté de la journée , le col de la Sausse , situé à 791 m d’altitude. En s’élevant, nous croisons les premiers moutons, signe d’une économie montagnarde.
Dans la descente, nous ne pourrons que nous extasier devant la beauté des gorges du Défilé des Trentes Pas ……. et de « pas un coup de pédale ».
Nous sommes dans les Baronnies, pays de l’abricot et ses petites boules rouges-orangées finissent par nous tenter et –dieu nous pardonne- nous devenons des cyclos-charpadeurs. Mais le péché est délicieux et moelleux à souhait dans la bouche.
Nous parvenons vers midi à Séderon où une délicieuse menthe à l’eau bleue va nous permettre de franchir la dernière difficulté de la matinée, le col de LA PIGIERE à l’altitude de 968m. Les trois kilomètres de montée sous un soleil de plomb, sans un souffle d’air vont toutefois nous marquer : on va y laisser de la sueur !
La suite de l’itinéraire va nous mener à rouler entre Malijai et le Chaffaut sur une petite route longeant la Bléone où les courtes bosses et les descentes vont nous user grandement. La dernière côte menant au gîte se fera à l’énergie d’autant plus que quelques éclairs et de gros nuages semblent annoncer un orage imminent.
A SUIVRE
En chemin, nous nous arrêtons devant l’Eglise Saint Denis de MOIGNY SUR ECOLE . On ne peut que s’attarder sur sa tour du 16ème siècle à 4 pignons encadrant une flèche sur souche plus ancienne
Gilbert
et Jacques sont détendus après avoir accompli leurs premiers kilomètres
Plus loin, nous nous arrêtons devant la Chapelle Saint Blaise des Simples, unique vestige d’une ancienne maladrerie construite en 1136. Cette Chapelle abrite la tombe de Jean Cocteau.
En début d’après midi l’église paroissiale St Léger de MONTCRESSON, construite au 12-13ème siècle attire notre attention.
Un peu plus loin, à MONT BOUY, nous franchissons le canal de Briare.
nous passerons une soirée dans l’univers de « Colette ».
Ensuite il nous faudra monter longtemps pour atteindre MONTAIGUET EN FOREZ où Gilbert toujours à l’aise dans les montées m’attend avant de plonger sur Urbise. Nous sommes dans les Monts de la Madeleine et le dénivelé va se durcir un tantinet.
D’entrée, il faut monter. Le circuit s’avèrera exigeant : environ 620 m de dénivelé.
A POMPONNE, je traverse la Marne.
A DAMPMART, je suis confronté à la première vraie difficulté du circuit. Une longue côte à fort pourcentage traverse tout le village
Après la très longue montée de MONTRY, je débouche sur un immense boulevard : je suis au cœur du Parc Disney !
Puis, le vent dans le dos, la route continue vers GUERMANTES
A l’arrivée, les coupes attendent les clubs lauréats. Pour ma part, un sandwich au gruyère et un panaché suffiront à mon bonheur. Il est 11h30, la température est de 33° et j’ai accompli un petit 80 kms majorés de quelques détours pour avoir mal vu flèches et carte !
Le départ a lieu dans une allée forestière perpendiculaire à la D148 tout près du carrefour de l’Obélisque à Fontainebleau. Le temps est ensoleillé, la température acceptable (autour de 17°) et le vent de nord-est relativement faible (10 kmh). Il y a 7 jours, dans le même coin , la pluie tombait avec force. Je serai donc ce soir sûrement trempé mais ce sera de sueur ….
A SORQUES , l’itinéraire traverse le Loing.
J’entre maintenant à EGREVILLE , village d’adoption du musicien Massenet et du sculpteur Bourdelle. L’Eglise Saint Martin remonte au 12ème siècle. Elle a subi durant la guerre de 100 ans d’importants ravages. Sa construction n’a jamais été terminée La flèche date de 1687 et a fait l’objet d’importants travaux de consolidation en 1999. En son sein se trouve une cloche de plus de 800 kg !
Juste à côté se trouve la halle dont l’architecture rappelle celle de Milly la Forêt. Sa construction remonterait tout à la fin du 15ème siècle. La charpente en chêne reposait à l’origine à même le sol. A cause de l’humidité qui endommageait le bois, il a fallu faire reposer les 28 pieds sur des socles en pierre. Elle a été entièrement restauré en 2003 et abrite un marché tous les lundis matin.
dure et d’eau. Ici LES ORTIES.
J’arrive à Fontenouilles et prends l’embranchement du circuit du 160 kms. La température dépasse maintenant les 30 degrés et le sol fond comme du beurre !
Je poursuis ma route à travers champs , il n’ y aura plus beaucoup de passages ombragés jusqu’à l’arrivée.
Aux abords de LORREZ LE BOCAGE, je me mets à l’ombre d’un tilleul pour récupérer de la chaleur irradiée par les champs céréaliers.
Il est 15h00 légèrement dépassé quand j’arrive au terme de la randonnée. Les corps assoiffés s’alimente auprès d’un accueil performant. Au total j’ai donc accompli 160 km avec un dénivelé respectable de 992 m.
Dehors il n’y a personne. Seuls 78 courageux se lanceront sur les différents circuits.
Je me dirige maintenant vers Villemer . La route est dégagée et bordée de champs à perte de vue. Le silence est là perturbé seulement par le chant d’oiseaux isolés et le bruit de papier de bonbon froissé quand je roule sur une flaque. Les gouttes de pluie viennent claquer sur mon vêtement de pluie. Toutefois, la pluie tend à cesser.
Un peu plus loin dans un petit bois, un tandem me dépasse.
Les lieux traversés ne sont pas que instants visuels, ils sont aussi des lieux traversés par l’histoire. Ici, au PIMARD, on nous rappelle qu’il y a pas si longtemps la liberté de circuler comme aujourd’hui n’existait pas …..
Un peu plus loin, la pluie ayant ralenti son débit, je parviens de VILLEMARECHAL où l’on notera que les ravitailleurs-contrôleurs étaient équipés vu les conditions. Une petite menthe, une petite tranche de quatre quart et je repars.
La route est maintenant faite de plongée et de remontée le long de côteaux boisés ou semés de cultures en allant vers Nonville.
Après avoir satisfait aux exigences de l’inscription, je ressors du gymnase, dehors il n’ y a que moi ….
Le fléchage papier est de bonne qualité, il aura toutefois tendance à devenir un peu plus loin « confidentiel » et occasionnera quelques doutes quant au chemin à suivre.
L’itinéraire quitte les routes cheminant au milieu des collines prairiales et boisées pour emprunter des petits chemins traversant des petits lieux d’habitation comme ici ST CORENTIN.
Faire des photos, flâner c’est bien mais c’est oublier que le ravitaillement prévu à BREVAL n’est ouvert que jusqu’à 11h45. Finalement j’arrive tout juste dans les délais puisqu’à peine reparti, nos amis « plient bagages ». Qu’importe j’ai pu bien me désaltérer et même « finir » le chocolat et le quatre quart !
Un peu plus loin avec les premières gouttes, j’entre à BERCHERES SUR VESGRE .
J’atteins ainsi GRESSEY
Plus loin, à la sortie de Beynes, à hauteur de Thiverval-Grignon la route monte sans cesse au milieu d’une noria détestable de véhicules.
A l’entrée du bois commence la longue descente vers Chevreuse sur un bitume défoncé et irrégulier.
A l’entrée de DAMPIERRE , un plan d’eau et ses nénuphars retiennent mon attention
Un peu plus loin, je m’attarde devant un plan d’eau tranquille
Un dernier regard vers les tours massives de ce splendide bâtiment
La route plonge vers le Bois de Ronqueux au milieu des champs dorés . Un vent léger assèche la sueur qui perle sur mon front. Il est 9h30 et la température va vers les 26° !
Je me dirige vers Angervilliers et à la sortie de Bullion, j’entre dans un bois où une énième montée m’occupe bien.
Le village suivant est JANVRY et ses vieilles maisons éclaboussées par un soleil très actif.
Après la descente rapide de la Vacheresse, j’entre dans GIF
Il y aura finalement 105 participants et nous figurons parmi les derniers inscrits. Le temps est ensoleillé, la température fraîche, environ 16° et le vent d’Est inexistants (environ 10 kmh).
Vers 7h30, nous quittons la zone urbaine entourant le lieu de départ
Ce fort dénivelé nous permet d’atteindre un plateau ou la route souvent rectiligne offre à perte de vue champs de betterave, blé ou orge à perte de vue.
Un petit arrêt devant l’Eglise de BOURSONNE, puis on continue pour entrer dans la forêt de Retz.
Puis nous nous frottons à la petite grimpette traversant le village de VEZ, construit à flanc de coteau dans la vallée de l’Automne.
Une nouvelle difficulté nous attend dès la sortie d’EMEVILLE, mais l’ombre du bois rend la montée aisée.