Partager l'article ! UNE FLECHE DE FRANCE : PARIS-NICE (suite et fin): JOUR 6 : MEZEL - GREOLIERES : 140 kms, 2320 m de dénivelé, météo ...
JOUR 6 : MEZEL - GREOLIERES :
140 kms, 2320 m de dénivelé, météo ensoleillé 18-36°
Il est toujours autour de 6h15 et nous quittons notre gîte pour nous diriger vers Mezel et retrouver plus loin l’itinéraire officiel de la Flèche. Nous savons qu’aujourd’hui nous aurons à faire face à la journée la plus dure au niveau du dénivelé. Nous espérons que les kilomètres et surtout la chaleur accumulées depuis maintenant 5 journées ne rendront pas l’étape difficile à négocier. La première difficulté commence dès La Bégude où il faut gravir 4,5 kms d’une montée exigeante de presque 250 m de dénivelé.
Parvenus au sommet, nous rejoignons autour de 7h45 notre amie la chenille partie 10 mois plus tôt. A ce jour je n’ai pas eu d’appel sur mon portable, elle n’est donc pas encore arrivée à Nice …..
Il est 8h45 et MOUSTIERS SAINTE MARIE est en vue. Le site est bâti en amphithéâtre à 630 m d’altitude au milieu de deux pitons rocheux qui surplombent le village.
Il faut monter au village pour pointer notre carte de route.
Voilà bien un village typique dont on ne se lasse pas. Haut lieu de la faience, le village regroupe 16 ateliers et près de 30 magasins. Sa faïence est de renommée internationale. Qui plus est, ce matin il est presque désert.
Puis c’est la longue descente vers le lac de Sainte Croix. Nous profitons de ces instants de non pédalage, car bientôt, nous le savons, le menu va changer !
Je m’arrête un cours instant à l’endroit où la Durance débouche dans le lac. Les parois de ses gorges vont être le décor de notre périple de ce jour.
Après 7 kms de montée, Gilbert arrive à AIGUINES où nous nous ravitaillons en eau fraîche. Partis de 550 m , nous sommes à plus de 700 m et ce n’est pas fini.
A La sortie du village, une petite église et une maison aux toits en céramique attirent mon attention.
Les mêmes avec en fond le lac de Sainte Croix , plus haut, dans l’ ascension du col d’ILLOIRE.
De l’ autre côté du canyon, j’aperçois la route emprunté l’an passé avec le club du CRP EAUBONNE lors de notre tour cyclo des Alpes de Haute Provence.
Le col d’Illoire est enfin atteint, mais il ne termine en aucun cas notre ascension car il faudra monter jusqu’à 1220 m d’altitude.
Durant l’ascension, je ne peux éviter de m’arrêter pour contempler la Durance dont la langue bleue se glisse entre les rochers blancs des falaises.
Nous franchissons enfin la crête supérieure du Cirque de Vaumale et apercevons la route montante empruntée précédemment.
La Durance a maintenant dans sa partie supérieure un aspect laiteux, mais ses "à pics" sont toujours aussi impressionnants.
Au tunnel du FAYET, la route est toujours spectaculaire
et la Durance déroule là-bas tout au fond son sillon grisâtre.
Il nous restera à accomplir sous une chaleur implacable un dernier effort de 250 m de dénivelé pour nous sortir des Balcons de la Mescla, lieu prisé du saut à l’élastique. Notre élasticité dans le pédalage est devenue au fil des kilomètres un peu plus raide mais qu’importe pourvu que nous avancions. Il est 14 heures quand nous arrivons à COMPS SUR ARTUBY. Il est temps de manger car la faim nous tenaille. Une omelette – salade et une bonne bière vont nous relancer. Le temps de faire le plein à la fontaine locale et nous plongeons vers la Bastide où un autre col nous attend. A noter, nous insistons pour que les pressions nous soient servies …… SANS COL !!!
Nous repartons sous le regard étonné de Fernandel qui n'en croit pas ses yeux
A LA BASTIDE, nous nous arrêtons pour nous mettre au frais et nous ravitailler en eau. La chaleur est lourde et le temps orageux. Nous repartons vers le col et en route , nous trouvons une fontaine dont l’eau pure et fraîche nous réconforte largement.
Nous atteignons le Col de CLAVEL vers 16h. Nous sommes à environ 30 kilomètres du gîte et nous nous sentons pousser des ailes. Mais calmons nous car nous ignorons tout du dénivelé qui nous reste à gravir.
Nous quittons la Route Napoléon pour emprunter une route qui va longer successivement les montagnes de Bleine, de Thorenc et de Chéron. Nous roulons à travers de vastes prairies parcourues par maints petits ruisseaux. L’air est maintenant frais, on se dirait dans le Vercors.
Encore une petite pause à Thorenc. Pour l’instant il n’y a pas eu de difficultés. La route est un faux plat tantôt montant, tantôt descendant.
Un peu plus loin nous entrons dans une forêt de sapin,
puis, c’est la descente spectaculaire dans la clue de Gréolières.
Nous apercevons bientôt notre destination, GREOLIERES.
Le propriétaire du gîte s’empresse de « certifier » nos cartes de route,
puis il revient à la préparation du dîner.
Vers 19h c’est l’heure du Ricard !!!!
Et enfin l’heure du repas réparateur.
Nous conseillons vivement cette adresse aux amateurs de cette randonnée. Les plats régalent palais et yeux ! et assurent une nuit heureuse. Demain nous serons à NICE !
JOUR 7 : GREOLIERES - NICE :
50 kms, 171 m de dénivelé, météo ensoleillé 19-31°
La descente vers Nice va se faire pour l’essentiel dans les gorges du Loup. Le Loup prend ses sources entre les montagnes de l’Ubac et celle de l’Audibergue proche du village d’Andon. Son périple le conduit sur plus de 45 kms pour rejoindre la mer au niveau de Cagnes sur Mer.
La route se glisse entre les masses blanches et grises des falaises. Nous croisons une noria de cyclos remontant vers Gréolières. Plus nous descendons , plus la chaleur devient lourde.
Un peu plus loin, je m’arrête la cascade de Courmes qui se jette de plus de 65 m dans les gorges.
La route typique s’enfonce parfois au cœur du rocher.
Il est 10h45 et nous arrivons à Nice sur la « Promenade des Anglais », le plus célèbre bord de mer du monde. Au début du 19ème siècle, des propriétés, pour la plupart occupées par des anglais, s’étendaient jusqu’à la grève. A la suite de l’hiver rigoureux 1820-1821, la mendicité ayant augmenté, le Révérend Lewis Way, sa femme et son beau frère Charles Whitby collectèrent des fonds permettant d’employer des chomeurs. Ils leur firent établir un chemin large de 2 m , le long de la mer. Ce « Camin dai Inglès » fut réaménagé dès 1840 par les municipalités niçoises. En 1844, prolongé jusqu’aux Baumettes, il est officiellement baptisé « Promenade des Anglais »
Nous quittons GREOLIERES, située au pied de la barre de Cheiron. Ce village veille à 800 m d’altitude sur la vallée du Loup. On aperçoit les ruines médiévales et la Chapelle St Etienne.
Ce matin, compte tenu de la petite distance à parcourir, le départ se fait autour de 9 heures. Gilbert sort du gîte tranquillement, la journée sera en principe facile.
Plus nous avançons et plus les gorges s'ouvrent pour laisser entrevoir la côte ensoleillée. Nous sommes sur la voie royale de l'achèvement de notre randonnée commencée sept jours plus tôt.
10H50 arrêt et petits pas de danse pour fêter ce raid de l’amitié et du tourisme. 1052 kms et 10400 m de dénivelé , on s’en souviendra. Si ce petit-grand compte rendu peut vous donner envie de le faire eh bien on en sera super contents !
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D'où peut etre votre départ à 9h.... :-)
les gens du Nord
Merci pour votre commentaires Oui à 9 heures le bon repas de la veille a surement suscité chez nous une envie de "grasse matinée " ......