Samedi 24 février, le temps est couvert, mais parfois le soleil se montre. Alors, compte tenu des échéances à venir, il faut se contraindre à rouler et si possible apprivoiser froid et humidité.
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Le ciel est certes dégagé mais le vent de sud ouest qui souffle en rafale jusqu'à 55 kmh emmène avec lui des cohortes de nuages chargés d'eau. Tout au long de la matinée, on jouera à cache-cache avec ces masses sombres. Je sors de Longjumeau et me dirige vers Ballainvilliers.
Un rayon de soleil fait "chanter" la pierre de l'Eglise de Ballainvilliers.
Un gros nuage stationne au-dessus de du Porche de l'Hotel Dieu de MONTLHERY.
L’hôtel-Dieu fut construit par Louis VII pour servir de léproserie et dépendait de l’église Saint-Pierre.
On remarquera deux statues de part et d’autre du porche, dont l’une représente la lèpre et l’autre le mal des ardents.
Le temps, l’érosion, les parasites l’ayant fortement endommagé, le porche sera restauré dans les prochains mois.
Accompagné d'embruns, je descend vers la Porte Baudry.
Des quatre portes qui clôturaient la ville, la porte Baudry est la seule qui ait été conservée.
Thibault, premier comte de Montlhéry, l’a faite construire en 1015. Henry III l’a rebâtie en 1587 et elle est restaurée sous le Consulat de Bonaparte en l’An VII de
Devenue propriété communale, elle a été inscrite par arrêté le 28 septembre 1926.
Propriété de la commune, le porche, inscrit par arrêté le 6 mars 1926, date du XIIe siècle.
Plus loin, j'entre dans LA NORVILLE et m'attarde devant le clocher de l'Eglise Saint Denis datant du 16ème siècle.
Pour rallier AVRAINVILLE, il faudra batailler dur avec un vent implacable de face qui me fait avancer comme un escargot.
Et puis, soudain, je bifurque à droite vers EGLY et le vent se met alors à me pousser et très vite, j'atteins 30 kmh sans vraiment forcer l'allure sous un beau soleil bien revenu.
Le temps devient à nouveau menaçant quand j'entre dans ARPAJON où je m'arrête devant l'EgliseSaint Clément.
Une première église existait sans doute dès le début du XIè siècle, construite sur les ruines d'un édifice précédent. L'évêque de Paris, la donne à l'abbaye bénédictine de Saint-Maur-les-Fossés. En 1360, pendant la guerre de Cent ans, l'église est brûlée par Edouard III d'Angleterre, la population s'étant réfugiée à l'intérieur, environ huit cents personnes périrent. L'édifice est reconstruit en 1510 grâce à la générosité des nouveaux seigneurs, les Montaigu et les Graville dont les armoiries ornent les clés de voûte de la nef. De 1847 à 1849, le portail est refait et deux chapelles sont construites : celle de
A la sortie d'Arpajon, un bon gros nuage m'arrose copieusement. Heureusement un abri bus limite le mouillage. J'attend quelques minutes et repars dès que le vilain nuage s'est éloigné. J'entre dans LINAS et m'arrête devant l'Eglise Saint Merry.
L'existence de l'église est attestée en 884 par le transfert des reliques de saint Merry de Paris à Linas. Il existe selon les sources une église du 10e siècle. De l'église romane du 12e siècle, la nef a disparu, seule subsiste la base du clocher. En 1207 est institué un collège de chanoines. Le chapitre devient seigneur de la partie nord de la paroisse et à la fin du 13e siècle fait reconstruire en grande partie l'édifice qui menaçait ruine. De cette époque datent le choeur gothique à chevet plat, la flèche de pierre du clocher et la partie inférieure des murs des bas-côtés. Au 16e siècle le choeur s'effondre en partie. L'église est profondément remaniée : percement des grandes verrières latérales et des grandes baies du chevet, modification des baies basses des bas-côtés, construction des piliers et des voûtes du choeur, des bas-côtés et des contreforts du chevet. Au 19e siècle l'église est de nouveau en ruines. A partir de
A MONTLHERY je me retrouve sur 200 m sur l'horrible Nationale 20. Je ne peux m'empêcher de m'arrêter devant une stèle commentant la remontée glorieuse du Général Leclerc vers Paris en août 1944. Une Jeep double la colonne de blindés pour s’arrêter devant le restaurant du Cheval Blanc où on vient de prendre une communication téléphonique. L’officier porte un képi kaki avec deux étoiles et tient une canne à la main : c’est le général Leclerc. Son armée traverse la ville, applaudie par les Montlhériens. Le soldat allemand prisonnier est remis à la division Leclerc. Une cérémonie est organisée devant la mairie où le drapeau est hissé. On chante la Marseillaise, les maisons sont pavoisées et un bal est improvisé sur place.
Un temps clément m'accompagne sur le retour. J'aborde la dernière difficulté avant de rejoindre mon "sweet home" la côte à la sortie de Longjumeau menant vers la N 20. Il est presque 14h , j'achève mon petit circuit de 60 kms autour d'Arpajon, il fait 12° et on a du mal à penser que c'est l'hiver. A bientôt pour une autre promenade !
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