A 7H15 précises , accompagné de Gilbert du club de SAVIGNY SUR ORGE, je pénètre dans le Gymnase Frot à MEAUX pour nous inscrire à la randonnée dite de « Montapeine » organisée par le club local.
Il y aura finalement 105 participants et nous figurons parmi les derniers inscrits. Le temps est ensoleillé, la température fraîche, environ 16° et le vent d’Est inexistants (environ 10 kmh).
Vers 7h30, nous quittons la zone urbaine entourant le lieu de départ
et entrons vite dans le « vif du sujet » puisque la première côte sérieuse arrive tout de suite pour arriver à GREGY.
Ce fort dénivelé nous permet d’atteindre un plateau ou la route souvent rectiligne offre à perte de vue champs de betterave, blé ou orge à perte de vue.
Gilbert dans cet environnement pédale « facile », il va me gratifier d’un véritable « festival » dans toutes les montées prévues au menu et il y en aura.
Nous suivons depuis une bonne heure le fléchage et arrivé FOSSE MARTIN, nous réalisons à la lecture de la carte que nous sommes sur le circuit du 60 kms qui doit avoir lieu le lendemain !
Demi tour et par de petites routes, nous rejoignons le vrai circuit au contrôle de MAROLLES après avoir, il est vrai, coupé au plus court. Là , le ravitaillement est le bienvenu et mon ami Gilbert s’apprête à repartir revigoré par tant d’agapes.
Nous redescendons ce que nous avons préalablement monté.
Un peu plus loin, je m’attarde devant le spectacle du petit village de LA VILLENEUVE SOUS THURY qui semble flotter sur les champs de lin à perte de vue.
Gilbert, devant moi, trace la route tout en me protégeant du vent, sympa non ?
Il est tout heureux de cette randonnée : le soleil est là , la chaleur acceptable et le parcours sportif à souhait. Tout le bonheur que l’on peut trouver sur un vélo est là !
Un petit arrêt devant l’Eglise de BOURSONNE, puis on continue pour entrer dans la forêt de Retz.
Au sortir de la forêt, juste avant LE PLESSIS AUX BOIS, une ferme fortifiée retient notre attention.
Le début de la descente vers VEZ est dominé par les tours de la ferme fortifiée du XIVème siècle de SAINT MARD.
Puis nous nous frottons à la petite grimpette traversant le village de VEZ, construit à flanc de coteau dans la vallée de l’Automne.
Une rencontre sympathique le long de l’enceinte du château construite au 14 ème siècle qui a vu passer Jeanne d’Arc en 1430. En 1918, c’est ici que se trouvait l’Etat major du Général Mangin.
Sorti de VEZ, nous roulons à nouveau en ligne droite au milieu de champs de betteraves et de blé à perte de vue.
Une nouvelle difficulté nous attend dès la sortie d’EMEVILLE, mais l’ombre du bois rend la montée aisée.
Vers midi, nous atteignons MONTGOBERT où nous attend un point de ravitaillement. A l’entrée, nous tombons sur un magnifique plan d’eau.
Puis, dans la terrible montée vers le point de contrôle , l’Eglise Saint Sulpice du XIème siècle.
Le ravitaillement (tomate, sandwich au jambon, pêches, menthe à l’eau) est un moment bien apprécié compte tenu des difficultés rencontrées et celles à venir.
Un petit mot sur le fléchage dont l’efficacité a été satisfaisante sauf peut être au départ où il fallait être vigilant, ce que nous n’avons pas été.
Après le contrôle, nous pénétrons à nouveau dans la fraîche foret de Retz en direction de LONGPONT.
LONGPONT et son Abbaye Cistercienne fondée en 1131 par Saint Bernard dans une vallée marécageuse en bordure de la forêt de Retz. Ici se dresse la grande abbatiale gothique dont la façade se dresse encore à 40 mètres de haut avec sa rosace vide. En 1793, tout a été vendu par adjudication et mis en démolition dans le but de détruire le symbole religieux. Il a fallu 40 années pour la réduite à l’état de « ruines majestueuses ».
L’entrée de LONGPONT est marquée par un logis fortifié au style pittoresque.
C’est du reste aux pieds de cette demeure que nous nous offrons un instant de rafraîchissement et de détente.
A CHOUY, nous nous arrêtons pour regarder l’Eglise Saint-Gervais et Saint Protais et son style Renaissance , construite entre 1460 et 1547. Bel exemple de basilique à 3 nefs.
A NEUILLY SAINT FRONT , le supporter de l’OM que je suis, sera sensible à cette serviette séchant au rebord d’une fenêtre : un grand moment !
Après Neuilly, s’ensuit un parcours en plaine fait de descentes puis de montées , usant régulièrement l’organisme. Ici Gilbert entre dans PRIEZ et vient de constater que sa jante est fendue à partir d’un œillet et la roue est donc bien voilée. La prudence va nous emmener à abréger le parcours à partir du point de contrôle à venir.
Nous parvenons au point de contrôle de BELLEAU et ne pouvons résister à nous arrêter devant son église reconstruite en 1918 par les Américains
puis plus loin devant un des deux jolis lavoirs du village.
C’est du reste au deuxième lavoir que se tient le troisième contrôle-ravitaillement. Ici nous informons les organisateurs que nous regagnons directement le point de départ compte tenu de notre problème matériel.
Nous coupons donc par GANDELU, COULOMBS, LIZY pour revenir sur le circuit à CONGIS SUR THEROUANNE. Mais à ETREPILLY, l’église Saint Jean Baptiste retient encore notre attention. C’est un édifice du 14ème siècle classé monument historique en 1980.
Il est 17heures et après 168 km et 1854 m de dénivelé, Gilbert entre dans MEAUX . La randonnée est achevée. Elle est déjà une référence de notre futur Paris-Nice du mois de juillet mais ce sera une autre « aventure » ….
A l’entrée du bois commence la longue descente vers Chevreuse sur un bitume défoncé et irrégulier.
A l’entrée de DAMPIERRE , un plan d’eau et ses nénuphars retiennent mon attention
Un peu plus loin, je m’attarde devant un plan d’eau tranquille
Un dernier regard vers les tours massives de ce splendide bâtiment
La route plonge vers le Bois de Ronqueux au milieu des champs dorés . Un vent léger assèche la sueur qui perle sur mon front. Il est 9h30 et la température va vers les 26° !
Je me dirige vers Angervilliers et à la sortie de Bullion, j’entre dans un bois où une énième montée m’occupe bien.
Le village suivant est JANVRY et ses vieilles maisons éclaboussées par un soleil très actif.
Après la descente rapide de la Vacheresse, j’entre dans GIF
Après avoir satisfait aux exigences de l’inscription, je ressors du gymnase, dehors il n’ y a que moi ….
Le fléchage papier est de bonne qualité, il aura toutefois tendance à devenir un peu plus loin « confidentiel » et occasionnera quelques doutes quant au chemin à suivre.
L’itinéraire quitte les routes cheminant au milieu des collines prairiales et boisées pour emprunter des petits chemins traversant des petits lieux d’habitation comme ici ST CORENTIN.
Faire des photos, flâner c’est bien mais c’est oublier que le ravitaillement prévu à BREVAL n’est ouvert que jusqu’à 11h45. Finalement j’arrive tout juste dans les délais puisqu’à peine reparti, nos amis « plient bagages ». Qu’importe j’ai pu bien me désaltérer et même « finir » le chocolat et le quatre quart !
Un peu plus loin avec les premières gouttes, j’entre à BERCHERES SUR VESGRE .
J’atteins ainsi GRESSEY
Plus loin, à la sortie de Beynes, à hauteur de Thiverval-Grignon la route monte sans cesse au milieu d’une noria détestable de véhicules.
Dehors il n’y a personne. Seuls 78 courageux se lanceront sur les différents circuits.
Je me dirige maintenant vers Villemer . La route est dégagée et bordée de champs à perte de vue. Le silence est là perturbé seulement par le chant d’oiseaux isolés et le bruit de papier de bonbon froissé quand je roule sur une flaque. Les gouttes de pluie viennent claquer sur mon vêtement de pluie. Toutefois, la pluie tend à cesser.
Un peu plus loin dans un petit bois, un tandem me dépasse.
Les lieux traversés ne sont pas que instants visuels, ils sont aussi des lieux traversés par l’histoire. Ici, au PIMARD, on nous rappelle qu’il y a pas si longtemps la liberté de circuler comme aujourd’hui n’existait pas …..
Un peu plus loin, la pluie ayant ralenti son débit, je parviens de VILLEMARECHAL où l’on notera que les ravitailleurs-contrôleurs étaient équipés vu les conditions. Une petite menthe, une petite tranche de quatre quart et je repars.
La route est maintenant faite de plongée et de remontée le long de côteaux boisés ou semés de cultures en allant vers Nonville.
Le départ a lieu dans une allée forestière perpendiculaire à la D148 tout près du carrefour de l’Obélisque à Fontainebleau. Le temps est ensoleillé, la température acceptable (autour de 17°) et le vent de nord-est relativement faible (10 kmh). Il y a 7 jours, dans le même coin , la pluie tombait avec force. Je serai donc ce soir sûrement trempé mais ce sera de sueur ….
A SORQUES , l’itinéraire traverse le Loing.
J’entre maintenant à EGREVILLE , village d’adoption du musicien Massenet et du sculpteur Bourdelle. L’Eglise Saint Martin remonte au 12ème siècle. Elle a subi durant la guerre de 100 ans d’importants ravages. Sa construction n’a jamais été terminée La flèche date de 1687 et a fait l’objet d’importants travaux de consolidation en 1999. En son sein se trouve une cloche de plus de 800 kg !
Juste à côté se trouve la halle dont l’architecture rappelle celle de Milly la Forêt. Sa construction remonterait tout à la fin du 15ème siècle. La charpente en chêne reposait à l’origine à même le sol. A cause de l’humidité qui endommageait le bois, il a fallu faire reposer les 28 pieds sur des socles en pierre. Elle a été entièrement restauré en 2003 et abrite un marché tous les lundis matin.
dure et d’eau. Ici LES ORTIES.
J’arrive à Fontenouilles et prends l’embranchement du circuit du 160 kms. La température dépasse maintenant les 30 degrés et le sol fond comme du beurre !
Je poursuis ma route à travers champs , il n’ y aura plus beaucoup de passages ombragés jusqu’à l’arrivée.
Aux abords de LORREZ LE BOCAGE, je me mets à l’ombre d’un tilleul pour récupérer de la chaleur irradiée par les champs céréaliers.
Il est 15h00 légèrement dépassé quand j’arrive au terme de la randonnée. Les corps assoiffés s’alimente auprès d’un accueil performant. Au total j’ai donc accompli 160 km avec un dénivelé respectable de 992 m.
D’entrée, il faut monter. Le circuit s’avèrera exigeant : environ 620 m de dénivelé.
A POMPONNE, je traverse la Marne.
A DAMPMART, je suis confronté à la première vraie difficulté du circuit. Une longue côte à fort pourcentage traverse tout le village
Après la très longue montée de MONTRY, je débouche sur un immense boulevard : je suis au cœur du Parc Disney !
Puis, le vent dans le dos, la route continue vers GUERMANTES
A l’arrivée, les coupes attendent les clubs lauréats. Pour ma part, un sandwich au gruyère et un panaché suffiront à mon bonheur. Il est 11h30, la température est de 33° et j’ai accompli un petit 80 kms majorés de quelques détours pour avoir mal vu flèches et carte !
En chemin, nous nous arrêtons devant l’Eglise Saint Denis de MOIGNY SUR ECOLE . On ne peut que s’attarder sur sa tour du 16ème siècle à 4 pignons encadrant une flèche sur souche plus ancienne
Gilbert
et Jacques sont détendus après avoir accompli leurs premiers kilomètres
Plus loin, nous nous arrêtons devant la Chapelle Saint Blaise des Simples, unique vestige d’une ancienne maladrerie construite en 1136. Cette Chapelle abrite la tombe de Jean Cocteau.
En début d’après midi l’église paroissiale St Léger de MONTCRESSON, construite au 12-13ème siècle attire notre attention.
Un peu plus loin, à MONT BOUY, nous franchissons le canal de Briare.
nous passerons une soirée dans l’univers de « Colette ».
Ensuite il nous faudra monter longtemps pour atteindre MONTAIGUET EN FOREZ où Gilbert toujours à l’aise dans les montées m’attend avant de plonger sur Urbise. Nous sommes dans les Monts de la Madeleine et le dénivelé va se durcir un tantinet.
Après avoir rempli les bidons, nous repartons vers BALBIGNY où nous franchissons la Loire. Devant nous maintenant se dressent les Monts du Lyonnais qu’il va falloir traverser pour rejoindre la vallée du Rhône.
Parvenu à Bellegarde en Forez, je décide pour rejoindre Chazelles sur Lyon de boycotter la N 89 sur notre gauche et de poursuivre sur la D10 puis de prendre un chemin vicinal rejoignant plus haut la D12 menant à ce village avec en plus la possibilité d’avoir le vent de sud est avec nous. Mon camarade de route va méchamment protester contre cette variante qui va nous réduire à pousser à pied notre vélo à deux reprises vu les forts pourcentages de cet itinéraire. La route va s’élever effectivement de près de 300 mètres en 2 kilomètres.
Plus loin, nous nous arrêtons à ST SYMPHORIEN SUR COISE pour admirer sa magnifique église. Construite entre 1407 et 1450 sur les fondations d’un ancien château féodal. La tour du clocher s’élève à plus de 30 mètres. On voit ici très clairement les différentes parties de cette monumentale bâtisse
Un peu plus loin, après une longue mais plaisante montée, nous entrons à SAINTE CATHERINE dont nous atteignons le centre après une longue montée. Nous cherchons à faire tamponner nos cartes de route et un hébergement pour la nuit. Nous échouons chez la coiffeuse locale qui me donne de l’eau fraîche mais qui n’en a plus pour mon collègue et qui surtout ne trouve aucun tampon faisant l’affaire. Le café voisin va nous sauver. A la sortie de Sainte Catherine , nous apercevons dans le bas la vallée du Gier vers laquelle nous nous dirigerons demain matin.
où nous nous retrouvons devant le Ricard du soir comme d’habitude …
L’aube se lève sur les monts du Lyonnais. Il est 6h15 et nous sommes déjà sur la route qui est une descente vers RIVES DE GIER.
Plus loin, à CHATEAUNEUF DE GALAURE, l’opération fontaine commence, chaleur oblige.
Notre destination est Bourdeaux et nous savons que les 27 kms à venir seront de la montée puisque notre accueil du soir est à 400 m. Toutefois le paysage environnant , les gorges du Roubion sont pour nous un objet de ravissement.
Et ce soir là nous mangerons aux airs de guitares espagnoles olé !
Nous montons avec régularité la première difficulté de la journée , le col de la Sausse , situé à 791 m d’altitude. En s’élevant, nous croisons les premiers moutons, signe d’une économie montagnarde.
Dans la descente, nous ne pourrons que nous extasier devant la beauté des gorges du Défilé des Trentes Pas ……. et de « pas un coup de pédale ».
Nous sommes dans les Baronnies, pays de l’abricot et ses petites boules rouges-orangées finissent par nous tenter et –dieu nous pardonne- nous devenons des cyclos-charpadeurs. Mais le péché est délicieux et moelleux à souhait dans la bouche.
Nous parvenons vers midi à Séderon où une délicieuse menthe à l’eau bleue va nous permettre de franchir la dernière difficulté de la matinée, le col de LA PIGIERE à l’altitude de 968m. Les trois kilomètres de montée sous un soleil de plomb, sans un souffle d’air vont toutefois nous marquer : on va y laisser de la sueur !
La suite de l’itinéraire va nous mener à rouler entre Malijai et le Chaffaut sur une petite route longeant la Bléone où les courtes bosses et les descentes vont nous user grandement. La dernière côte menant au gîte se fera à l’énergie d’autant plus que quelques éclairs et de gros nuages semblent annoncer un orage imminent.
Il est toujours autour de 6h15 et nous quittons notre gîte pour nous diriger vers Mezel et retrouver plus loin l’itinéraire officiel de la Flèche. Nous savons qu’aujourd’hui nous aurons à faire face à la journée la plus dure au niveau du dénivelé. Nous espérons que les kilomètres et surtout la chaleur accumulées depuis maintenant 5 journées ne rendront pas l’étape difficile à négocier. La première difficulté commence dès La Bégude où il faut gravir 4,5 kms d’une montée exigeante de presque 250 m de dénivelé.
Puis c’est la longue descente vers le lac de Sainte Croix. Nous profitons de ces instants de non pédalage, car bientôt, nous le savons, le menu va changer !
Les mêmes avec en fond le lac de Sainte Croix , plus haut, dans l’ ascension du col d’ILLOIRE.
Durant l’ascension, je ne peux éviter de m’arrêter pour contempler la Durance dont la langue bleue se glisse entre les rochers blancs des falaises.
Il nous restera à accomplir sous une chaleur implacable un dernier effort de 250 m de dénivelé pour nous sortir des Balcons de la Mescla, lieu prisé du saut à l’élastique. Notre élasticité dans le pédalage est devenue au fil des kilomètres un peu plus raide mais qu’importe pourvu que nous avancions. Il est 14 heures quand nous arrivons à COMPS SUR ARTUBY. Il est temps de manger car la faim nous tenaille. Une omelette – salade et une bonne bière vont nous relancer. Le temps de faire le plein à la fontaine locale et nous plongeons vers la Bastide où un autre col nous attend. A noter, nous insistons pour que les pressions nous soient servies …… SANS COL !!!
Nous atteignons le Col de CLAVEL vers 16h. Nous sommes à environ 30 kilomètres du gîte et nous nous sentons pousser des ailes. Mais calmons nous car nous ignorons tout du dénivelé qui nous reste à gravir.
Le propriétaire du gîte s’empresse de « certifier » nos cartes de route,
Parfois la piste cyclable s'éloigne de la route pour "coller" au fleuve. Au loin , on aperçoit le pont dit "de l'Anglais".
On quitte plus loin Vitry pour entrer à Choisy le Roi .
A hauteur du pont de chemin de fer enjambant la Seine , on entre dans Orly et on roule sur le chemin du halage. On sortira des bords de Seine en empruntant à gauche la voie du Bouvray et arrivé aux plots, on ira à gauche pour prendre la rue Pierre Sémard, puis toujours tout droit la rue du Maréchal Galliéni, puis à gauche avenue Paul Painlevé poursuivie par la Voie de Seine qui reconduit au bord du fleuve. On est entré maintenant à Villeneuve le Roi et il suffit de poursuivre le long du fleuve jusqu'au pont de Draveil et prendre à cet endroit l'itinéraire officiel.